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#OPENDATA 1/2 (reblog OWNI)

#OPENDATA 1/2:
LES BONS INGRÉDIENTS POUR UNE OUVERTURE DES DONNÉES RÉUSSIE

Un rapport de l’Open Society Institute revient sur les politiques de libération des données mises en place par l’Angleterre et les Etats-Unis. Retour sur une histoire encore récente.

Un consortium d’ONG et de bailleurs de fonds internationaux a récemment commandé un rapport sur l’open data sous l’égide de la Transparency and Accountability Initiative.

L’étude finale, l’Open Data Study, rédigée par Becky Hogge, a été publiée en mai 2010 par l’Open Society Institute (institution fondée par George Soros). Elle explore les politiques d’ouverture des données publiques aux États-Unis et au Royaume-Uni, et cherche à en tirer des conséquences pour mener des initiatives similaires en dehors des démocraties occidentales.

A l’origine de cette démarche, il y a la conviction que l’ouverture des données publiques peut apporter d’importants atouts économiques et sociaux. Pour l’auteur du rapport, rendre disponible des données géographiques, budgétaires, sociales dans un format permettant leur réutilisation, permet d’améliorer les services et de créer de la croissance économique.

Data.gov & data.gov.uk : quelles leçons en tirer ?

Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont récemment adopté des démarches volontaristes sur l’opendata en lançant les deux portails www.data.gov et www.data.gov.uk.

L’exemple britannique : data.gov.uk

Data.gov.uk est un portail donnant accès à un ensemble de données collectées et entretenues par le gouvernement et les institutions publiques britanniques. Actuellement data.gov.uk héberge environ 3 200 bases de données et une cinquantaine d’applications dérivées.

Comment en est-on arrivé là ?

Premier geste fondateur en direction de l’opendata : en juin 2009, le Premier Ministre britannique Gordon Brown annonçait que Tim Berners Lee s’apprêtait à rejoindre son gouvernement comme conseiller.

Mais l’arrivée de celui présenté comme le principal inventeur du World Wide Web ne suffit pas à expliquer le mouvement d’ouverture des données au Royaume-Uni.  Depuis déjà plusieurs années, le gouvernement britannique subissait une pression de la société civile, en particulier d’un groupe de responsables de sites web politiquement engagés, pour délivrer ses données de façon ouverte, dans un format lisible par les machines.

Face à ces acteurs politiques et citoyens mobilisés pour l’ouverture des données, quelques agences gouvernementales ont opposé une forte résistance. En particulier, l’agence de cartographie, l’Ordonance Survey (l’équivalent de notre Cadastre), car une partie de son financement provenait justement de l’exploitation commerciales des données publiques géographiques.

Data.gov.uk a été officiellement lancé en janvier 2010. Le site a été perçu comme une victoire de la communauté pro-opendata. Le Royaume-Uni voit désormais fleurir les sites web et les applications basées sur les données libérées, en particulier sur les données cartographiques liées aux codes postaux, autour de la dernière élection générale de mai 2010.

L’exemple américain : data.gov

Data.gov est un portail du gouvernement américain donnant accès aux bases de données crées par le gouvernement fédéral américain et par ses agences.

Il a été lancé en 2009, avec deux objectifs.

Tout d’abord, la volonté d’impulser une communication bottom-up et de faire émerger de nouvelles idées de gouvernance, en renforçant la transparence des services publics, la participation des citoyens, et la collaboration entre l’Etat et ses administrés.

L’ouverture des données publiques a aussi été pensée comme un moyen d’améliorer l’efficience des agences gouvernementales.

Origine et suite de l’article sur : http://owni.fr/2010/05/31/opendata-12-data-gov-ou-data-gov-uk/

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1 Response to " #OPENDATA 1/2 (reblog OWNI) "

  1. oscides dit :

    Il me semble qu’une erreur se soit glissée dans ce billet : l’Ordnance Survey est l’équivalent au Royaume-Uni de l’Institut Géographique National (IGN) en France.

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